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2011.01.02 Ecouter du jazz actuel à Chorus au bistrot Onze+ à lausanne

 

Chers amis,
 
Après cette brève pause festive, il est temps de faire un peu d¹exercice et de vous proposer nos trois premiers rendez-vous de la Nouvelle Année 2011. En voici le programme et les thèmes:
 
Jeudi 13 janvier 2011 à 20h30:
Hommage aux pianistes bop Tommy Flanagan, Barry Harris et Kenny Barron
 
Jeudi 10 février 2011 à 20h30 :
Jazz, R&B (Rhythm and Blues), funk et hip-hop
 
Jeudi 10 mars 2011 à 20h30 :
Inventeurs et virtuoses de la guitare du jazz contemporain
Exemples : Barney Kessel, Tal Farlow, Jim Hall, Jimmy Raney, Wes Montgomery, Pat Metheny, John Mc Laughlin...etc.
 
Tous nos voeux pour 2011 et au plaisir de vous retrouver nombreux !
Jazzmicalement.
 
Serge Wintsch, Gabriel Décoppet
 
Nous précisons le principe de nos soirées. La sélection de disques ne se fait pas sur un minutage réservé à chacun. Sur la base du thème proposé, vous apportez votre CD. Après tirage au sort de l¹ordre de passage, vous en présentez une seule plage, voire deux au maximum en fonction du nombre d¹auditeurs, en évoquant les raisons de votre choix. Vous pouvez aussi vous contenter d¹écouter les disques des autres. Nous n¹écoutons que du jazz actuel, c¹est-à-dire créé dès les années 50 (be bop, cool, West Coast, etc) jusqu¹à aujourd¹hui. Pas de « revival ». Entrée gratuite. On mange à Chorus entre amis dès 19.00 heures.

J A Z Z O N Z E P L U S
Association pour l¹encouragement des musiques créatives et d¹improvisation
Ecouter du jazz actuel a Lausanne
Pour adresse Alin et Gabriel Décoppet chemin du Russel 16 1025 Saint Sulpice
alindecoppet@worldcom.ch ou gabrieldecoppet@worldcom.ch


2011.01.11 BAG Blues Association de Genève
 

Le BAG est né de la demande sans cesse croissante des amateurs de musique Blues (musiciens ou non), souhaitant obtenir des contacts, des lieux pour s’informer, se rencontrer, se former, pratiquer, écouter cette musique et comprendre le fondement des musiques actuelles. Nous sommes ravis d'avoir pu, en deux ans d'existence, satisfaire celles et ceux qui espéraient écouter de bons concerts et se rencontrer dans un endroit convivial autour de la musique qui les/nous passionne : le BLUES. Il y a 115 (cent quinze) membres actuellement. Et depuis notre premier événement : 164 artistes on joué pour le BAG, nous avons eu 3'000 spectateurs et une moyenne

 annuelle de 400 musiciens qui viennent jammer. Tous les détails et prochains événements sur www.bagblues.ch

 

BAG - Blues Association Geneva, Case Postale 2126, 1211 Genève 2

 

Jean-François Mathieu Président


2011.01.27 50 acteurs-figurants recherchés piour le 16 février

 

Chers Lausanne-et-région-ois·es et ami·e·s de Rue du Nord,

 

Nous recherchons des participant·e·s pour la performance REMOTE CITIZEN qui aura lieu le mercredi 16 février 2011 à 12h00 à Lausanne, dans le cadre du Festival Rue du Nord, sur la Place de la Riponne. Nous cherchons environ 50 personnes entre 7 et 77 ans et de tous horizons, entendez par là qui ne viennent pas nécessairement du spectacle.

Il s'agit d'investir la place en effectuant des actions données par intercom (oreillette sans fil) par le metteur en scène. La transmission étant unidirectionnelle, les acteurs·trices ne peuvent qu'entendre et obéir, et sont par conséquent télécommandé·e·s.
De prime abord, la mise en scène est fugitive et se fond dans les activités habituelles des passants. Mais à y regarder de plus près, on observe des scènes étranges qui se rapprochent d'une vision orwellienne d'êtres humains vidés de leur volonté, qui se comportent comme des humanoïdes? Et sans le savoir, le passant fait aussi partie du scénario?

 

Vous trouverez quantité d'infos et des vidéos des éditions précédentes ici.

Si vous êtes intéressé·e, merci de vous inscrire rapidement à cette adresse. Si vous connaissez des personnes susceptible de participer, merci de leur transmettre l'information. La répétition aura lieu le jour même de la performance à 10h30 au Théâtre 2.21.

 

Nous serions très heureux·se de vous compter au nombre des performers!

Meilleures salutations

 

Pour Rue du Nord: Raphael Raccuia

Pour Remote Citizen: Astride, Martin und Christian


2011.02.01 Ecouter du jazz actuel à Chorus au bistrot Onze+ à lausanne

 

Chers amis,
 
Après les pianistes Tommy Flanagan, Barry Harris et Kenny Barron le 13 janvier dernier, nous avons le plaisir de vous rappeler le thème de notre prochaine écoute de disques de février :
 
Jeudi 10 février 2011 à 20h30:
Jazz, R&B (Rhythm and Blues), funk, hip-hop et jazz fusion
 
Lâchez-vous, étonnez-nous et venez nombreux !
Jazzmicalement.
 
Serge Wintsch, Gabriel Décoppet
Plus d'infos


2011.02.28 Onze+ et l'écoute du jazz

 

A Chorus, au bistrot de Onze+ à Lausanne. En général le jeudi, une fois par mois.
 

Principe de ces soirées:
 

La sélection de disques ne se fait pas sur un minutage réservé à chacun. Sur la base du thème proposé, vous apportez votre CD. Après tirage au sort de l¹ordre de passage, vous en présentez une seule plage, voire deux au maximum en fonction du nombre d¹auditeurs, en évoquant les raisons de votre choix. Vous pouvez aussi vous contenter d¹écouter les disques des autres. Nous n¹écoutons que du jazz
actuel, c¹est-à-dire créé dès les années 50 (be bop, cool, West Coast, etc) jusqu¹à aujourd¹hui. Pas de « revival ». Entrée gratuite. On mange à Chorus entre amis dès 19.00 heures.

 

J A Z Z O N Z E P L U S

Association pour l¹encouragement des musiques créatives et d¹improvisation

Ecouter du jazz actuel a Lausanne

Pour adresse Alin et Gabriel Décoppet chemin du Russel 16 1025 Saint Sulpice

alindecoppet@worldcom.ch ou gabrieldecoppet@worldcom.ch


2011.02.28 Ecouter du jazz...

Ecouter du jazz à Lausanne, à Chorus, au bistrot de Onze+ (plus d'infos)

Chers amis,
 
Nous avons le plaisir de vous rappeler notre rendez-vous de mars:
 
Jeudi 10 mars 2011 à 20h30
Inventeurs et virtuoses de la guitare du jazz contemporain
Exemples: Barney Kessel, Tal Farlow, Jim Hall, Jimmy Raney, Wes Montgomery, Pat Metheny, John Mc Laughlin...etc.
 
Au plaisir de vous retrouver nombreux, à l¹orée du printemps !
Jazzmicalement.
 
Serge Wintsch, Gabriel Décoppet


2011.03.14 Ecouter du jazz à lausanne

 

Ecouter du jazz à Lausanne, à Chorus, au bistrot de Onze+ (plus d'infos)

 

Chers amis,

Le Club Chorus nous réserve encore deux dates pour nos écoutes de disques d¹ici à l¹été 2011. Alors, profitons-en et en voici les thèmes:
 
Jeudi 7 avril 2011 à 20h30:
Les contrebassistes leaders, chefs d¹orchestre, compositeurs et arrangeurs
: Oscar Pettiford, Charles Mingus, Ray Brown, Paul Chambers, Charlie Haden, Red Mitchell, Howard Rumsey, Curtis Counce, Patrice Carattini, Heiri Kànzig, Esperanza Spalding, Avishai Cohen, etc.
 
Jeudi 26 mai 2011 à 20h30:
Venez avec votre coup de coeur jazz du moment !

Serge Wintsch, Gabriel Décoppet


2011.04.14 Toujours aux aguets: Dany Gignoux


Une chambre noire dans un atelier ensoleillé jouxté par un jardin soigneusement entretenu. C’est là que Dany Gignoux développe depuis longtemps déjà ses photographies qui agissent comme révélateurs. Peut-être parce qu’elle est une “absentéiste”, un esprit qui reste longtemps à l’affût et se laisse guider par la musique. Dany Gignoux attend le vif du sujet et prend parfois le contre-pied de son image, comme sur cet instantané de Dizzy Gillespie en clown triste. Non sans rechigner un petit peu, mais finalement de bonne grâce, elle a accepté d’évoquer pour Viva La Musica son parcours et son travail aux côtés de quelques grand artistes aujourd’hui disparus.
 



VIVA: Quand as-tu commencé à photographier et quelle était ton envie au départ?

Dany Gignoux:
Je suis venue tard à la photographie, et au jazz grâce à celle-ci. Rien ne m’y prédisposait, ni ma famille, ni un goût précis. Après mes études secondaires, j’ai commencé l’école d’interprètes à Genève, puis arrêté après quelques semestres pour des raisons privées. Le fait d’avoir choisi en premier les langues m’a beaucoup servi par la suite: je parle l’allemand et l’anglais assez couramment. Ma motivation première était d’apprendre un métier qui m’autorise à voyager, et j’imaginais que le travail d’interprète convenait. Après avoir cessé mes études, c’est en travaillant un temps comme documentaliste à la ligue des sociétés de la Croix-Rouge que j’ai associé mon envie de voyager à la photographie.

VIVA: Qu’as tu retenu des premières expériences de photographe?

Dany Gignoux:
Avant de me lancer, je n’avais suivi qu’un petit cours du soir à l’Ecole Club Migros, mais avec un excellent professeur qui me prêtait un appareil. J’ai fait la connaissance de quelques professionnels, dont un qui m’a beaucoup aidé: Max Vaterlaus. Il a travaillé toute sa vie pour des agences de presse. Un jour, il a regardé mes premiers travaux, tirés dans la cave de copains qui avaient un agrandisseur. Je lui ai dit que j’avais envie de faire de la photo mais que j’avais déjà 24 ans, et lui ai demandé si mes photos tenaient la route. Il m’a répondu qu’il valait la peine de continuer et que je pouvais travailler un moment avec lui. Mais de salaire, pas question: il n’avait que des dettes! Donc je l’ai suivi. Le premier sujet un peu plus professionnel qui m’a impressionné, c’était une grosse manifestation de Mai 68 sur la Place Neuve à Genève, où j’ai perdu un soulier en voulant approcher de trop près une Bentley qui voulait absolument traverser la foule. C’est là aussi que j’ai reçu mes premiers oeufs pourris, et c’était quelque chose! Ensuite, toujours en suivant ce reporter qui est devenu mon compagnon de vie depuis, j’ai assisté à des manoeuvres militaires sur l’Arve. J’ai eu l’occasion de faire toutes sortes de sujets d’actualité, animaux, nature, voyages, et même du sport. Ne sachant pas comment m’y prendre pour les vendre, je publiais très peu. Pour nouer les deux bouts, j’ai préféré accepter au début toutes sortes travaux temporaires plutôt que de me taper des photos de mariage tous les week-end! J’ai été assistante pour une exposition sur Romain Rolland, hôtesse lors de conférences et pour le salon de l’auto, etc… Au fil des ans, j’ai trouvé des boulots qui m’ont vraiment marqués, comme ces énormes sujets sur les phares et balises de Bretagne en hiver, ou sur la religion au Portugal. Un voyage de trois mois en Ethiopie, pour le CICR, m’a aussi fortement impressionnée.

VIVA: Comment en es-tu venue au jazz?


Dany Gignoux:
La photo de jazz et de musique s’est immiscée dans ma vie de manière très sporadique au début, pour devenir lentement mais sûrement une spécialité. C’est par un concours de circonstances que je m’y suis mise, après avoir rencontré Maxime Chatenay à La Suisse, un journaliste malheureusement décédé depuis longtemps. A l’époque, ce journal couvraient énormément la musique sous son impulsion, vu qu’il adorait cela. Il m’a demandé de photographier un certain nombre d’événements et de sujets, ce qui m’a plongée d’un coup dans le vif de ce domaine. Par exemple Ella Fitzgerald en 1969, Duke Ellington en 1970, le premier MIDEM avec le Brésil comme invité, Buffy Sainte Marie et d’autres groupes. Auparavant, je n’écoutais guère de musique… Léo Ferré, Jacques Brel, Barbara, les Rolling Stones que j’avais découverts à Londres en 1964, et du classique. Jusqu’à l’âge de vingt ans, j’ai fait du piano: les valses de Chopin – l’Adieu et celle des petits chiens me plaisaient spécialement. Je jouais toujours des notes écrites, jamais de musique d’improvisation. Aujourd’hui, cela m’apparaît comme un autre monde.


VIVA: Est-ce que tu as développé une approche spécifique des sujets musicaux?

Dany Gignoux:
Il n’y a pas de différences dont j’aie conscience. Peut-être que je suis plus impulsive lorsqu’il s’agit de musique, parce que je réagis très fort aux sons, aux mélodies et aux rythmes. Pour un reportage, je me renseigne sur le sujet et je constitue une documentation. Dans la musique, j’ai commencé par faire uniquement des photos de scène. J’avais bien trop peur d’aller dans les loges pour y rencontrer les musiciens… Je passe des heures aux aguets à regarder à travers l’oculaire de mon appareil, mais je ne saurais pas expliquer ce qui me pousse à clic-claquer à un instant précis. Cela dit, à force de voir des musiciens à l’oeuvre durant des années, on réalise qu’ils ont certaines expressions plus personnelles que d’autres. Une chose est sûre, c’est que malgré toute cette attente, je mitraille moins que la plupart de mes collègues. En salle, souvent, je m’abstiens d’immortaliser ces instants précieux, pour éviter d’importuner musiciens et voisins avec ces clics intempestifs. C’est aussi probablement pour des raisons financières. Quand vous êtes 100% free lance, que les journaux vous remboursent très rarement des frais – par exemple les coûts des films diapo très onéreux – vous devenez vite économe en déclic. Lorsqu’il s’agit de photos en couleur, je travaille un peu différemment. J’essaie davantage des effets (bougés, surimpression à la prise de vue, jeu avec les taches de couleur) pour me stimuler. Généralement, c’est plus axé sur l’esthétique que le noir et blanc qui me sert pour fixer de bons instants, des moments significatifs à mes yeux.

VIVA: A un moment donné, tu pars en tournée avec les musiciens. Comment t’es-tu transformée en observatrice participante?

Dany Gignoux:
A force de ne faire que des photos de scène, vous avez envie d’autre chose – c’est évident. J’ai donc essayé d’approcher les musiciens hors scène. Le New Morning de Genève a été très important pour moi durant les premières années: les musiciens étaient très proches du public et ne faisaient pas de manières. Je me souviens qu’à New York, tout le monde parlait du petit club sympa au bord de l’eau. De grands noms du jazz y passaient régulièrement – Max Roach, Art Blakey, Johnny Griffin, Dizzy Gillespie – et d’autres allaient parfois jouer pour le fun chez des privés après le concert. C’était très différent de ce qui se passe dans les grands festivals d’aujourd’hui – et d’hier aussi. Cela dit, j’étais tétanisée de trouille quand il fallait approcher les musiciens. J’ai toujours dû faire un gros effort sur moi pour aller à leur rencontre.

VIVA: Quelles autres scènes as-tu fréquentées?

Dany Gignoux:
Au fil des années, j’ai appris à connaître mieux un certain nombre d’artistes que j’avais souvent entendus à Genève, Cully, Lausanne, Willisau, Vienne et Zurich où j’ai fréquenté le festival Taktlos pendant des années. Mon oreille s’est habituée à un jazz beaucoup plus libre et improvisé que je percevais au début comme une cacophonie. J’ai appris à apprécier Cecil Taylor, Anthony Braxton, AIR (Henry Threadgill, Fred Hopkins et Steve McCall), David Moss, Irene Schweizer et tant d’autres, Suisses compris. C’est un cheminement, un travail d’écoute. C’est là que j’ai eu envie de faire un bout de route avec ceux que j’appréciais beaucoup, dans le jazz et dans la musique d’improvisation. Cela n’était pas évident, mais m’ouvrait de nouvelles perspectives: une fois intégrée, on peut prendre nettement plus de photos et on n’a plus à forcer les portes des loges.

VIVA: Quels sont les artistes qui t’ont marqués?

Dany Gignoux:
Le premier voyage que j’ai fait, c’était avec Gil Evans en novembre 1987 – un rêve pour moi, que je ne pensais pas réaliser un jour. Mais du fait que la tournée était organisée par deux copains qui connaissaient bien Laurent Cugny, j’ai eu l’occasion de lui demander si je pouvais faire un bout du chemin en compagnie de Gil Evans et du Big Band Lumière. Je n’ai pas eu de réponse claire et je suis allée écouter le concert au Palladium. J’ai rencontré Laurent qui m’a dit qu’il serait ravi, car mon travail permettrait de documenter cette tournée qui était exceptionnelle pour lui. Il a demandé l’autorisation à Gil Evans et à sa femme qui était toujours très impliquée. Ils ont été d’accord que je voyage avec l’orchestre durant quatre jours. Me voilà donc partie avec eux, et finalement, c’était tellement fantastique que j’aurais bien prolongé! Anita Evans, avec qui je m’entendais très bien – pourtant nous n’étions que trois femmes dans le bus – n’a pas voulu. Dommage, même si cela n’aurait pas été indispensable puisque la récolte d’images avait été suffisamment fructueuse et variée. J’avais assez pour constituer à l’attention de Laurent Cugny un album souvenir qui tienne la route. Ce dernier était sidéré du résultat et de la quantité de situations illustrées car il m’avait à peine remarqué travailler. Certains de ces documents ont été choisis par Polygram pour le double CD et une couverture de livre. C’était ma première expérience de ce genre. Comme il n’existait que peu de photographies documentaires sur Gil Evans dans le privé, j’avais l’idée de poursuivre ce travail à New York. Malheureusement, il est mort avant, juste le jour où, après un temps d’arrêt, j’avais recommencé des tirages privés de cette tournée, destinés cette fois à Gil et à Anita Evans uniquement. J’étais dans mon labo lorsque que j’ai entendu la nouvelle à la radio. Je suis restée plantée là comme une idiote, à voir le visage de Gil et de sa femme apparaître lentement dans le révélateur. J’ai fermé le labo, j’ai éteint la radio et je suis allée au bistro! Je ne bois jamais d’alcool, mais là j’ai été au bistro…

VIVA: Quels ont été les autres tournées importantes?

Dany Gignoux:
Un autre accompagnement qui m’a enthousiasmée parce que la musique me passionnait, c’était une tournée avec l’Art Ensemble Of Chicago. Je les ai rejoint à Paris après avoir arrangé le coup avec leur manager allemande. J’ai constaté qu’ils n’étaient pas du tout au
courant. Heureusement, Don Moye me connaissait depuis ses nombreux concerts du festival de Nyon avec William Patry. Il m’a reconnue et a accepté que je les accompagne dans leur bus pendant une semaine, en Belgique, en Allemagne, en Suisse et en Italie, pour le 25e anniversaire du collectif. Ce fut plutôt mouvementé!

VIVA : Comment s’est passée la tournée avec Dizzy Gillespie, qui reste la mieux documentée?

 

Dany Gignoux:
Je connaissais bien Dizzy Gillespie qui avait joué très souvent au New Morning. C’était quelqu’un de tellement simple et jovial, d’accueillant et généreux, qu’il n’était pas difficile de le rencontrer. En juillet 1990, je me suis rendue au festival de jazz de Lugano que j’aimais bien, parce que Dizzy Gillespie était invité avec le United Nations Orchestra. Il existe des milliers de documents photographiques sur lui, mais pas spécialement de tournées en bus. Max Roach, qui jouait la veille, m’a demandé qu’est-ce que faisait comme sujet. Je lui ai dit que je voulais faire quelque chose sur Dizzy on the road, mais que je ne savais pas comment approcher son agent. Il m’a passé un savon en disant que c’était vraiment le moment de le faire, parce que Dizzy n’était pas éternel. J’ai donc fait le pied de grue chez le manager, pour le convaincre de l’urgence de ce projet. J’avais apporté un journal avec des photos prises durant une tournée de Miles Davis. Malheureusement, le manager n’aimait pas Miles et m’a demandé de revenir le lendemain. Sur la base d’autres travaux, il a fini par donner son feu vert. La seule condition pour moi était qu’ils voyagent en bus, pour des raisons évidentes de financement. Pour le reste, c’était à moi de m’adapter à la tournée.

VIVA: Pourquoi as-tu consacré un livre à Dizzy Gillespie ?

Dany Gignoux:
En fait, je n’ai pas décidé d’emblée de faire un livre. C’est venu tout seul, avec le travail. Initialement, je voyais cela comme un reportage, qui est vite devenu important vu que j’ai pu les rencontrer six fois en une année, toujours dans des situations très différentes. Cela représentait un mois d’accompagnement sur l’année. Un éditeur allemand m’avait contacté pour un ouvrage collectif sur Chet Baker et m’avait publié quelques photos. Au hasard, je l’ai informé de mon travail autour de Dizzy Gillespie. Quelques années après, il m’a demandé si j’avais envie d’éditer quelque chose. Cela m’avait même choquée, vu que c’était le lendemain de sa mort. Même si on s’y attendait, beaucoup de monde était sous le choc. Comme je connaissais un peu le catalogue de cet éditeur et la qualité de leur impression, je me suis laissée tenter et c’est ainsi que le reportage est devenu un livre. Dès le début, j’avais demandé une traduction en français qui n’a pas été faite, raison pour laquelle le livre a été réédité en France. Je me suis posée de nombreuses questions en faisant ce livre. J’ai essayé d’en parler dans la courte préface dont la rédaction m’a pris énormément de temps. D’ailleurs, je me suis plusieurs fois demandée jusqu’à quel point telle ou telle photographie pouvait être rendue publique ou non. Et puis il y a des photos que j’ai ratées parce que je n’osais pas les faire sur le moment. Un événement extraordinaire ne se répète jamais deux fois: tu ne vas jamais le revoir.

VIVA: Comment a évolué ton travail de photographe spécialisée ?

Dany Gignoux:
Je constate une dégradation toujours plus importante des conditions de travail. Durant les concerts, c’est devenu toujours plus difficile de travailler dans de bonnes conditions, et cela dure depuis dix ou quinze ans déjà. Le problème s’est posé avec l’apparition des grosses machines pop et rock, américaines surtout, avec ce système des photos limitées à quelques morceaux et des gros bras tatoués ou des du genre mafiosi à mallette qui contrôlent tout. Tu dois enjamber cinq barrières en un temps record pour te retrouver parqué pendant quelques minutes dans une fosse, ou sur un praticable branlant loin de la scène, pour faire quelques clichés en un temps record et sans pouvoir bouger. Au début, on nous accordait encore 5 morceaux, puis 3, parfois maintenant plus que 2 et pas forcément au début. On te dit “ pour Tartempion c’est les 3, 4 ou 7, 8, 9, ou simplement les rappels, comme c’est le cas de Ray Charles”. Un peu de malchance ou
d’inattention, et vous ratez les morceaux autorisés! Dans le stress, certains photographes finissent par faire tous les mêmes clichés. Lors des méga bastringues de stars, il arrive que tu es si loin de la scène que si tu ne possèdes pas un télé 300mm ou encore mieux
un 600, tu peux rentrer à la maison. Aller jusqu’à Zurich ou à Bâle pour cela, et signer en plus des contrats en anglais qui ne sont même pas traduits et te promettent des procès en règle si tu contreviens aux ordres… Je l’ai fait de temps à autre, mais aujourd’hui, basta!
Le jazz a tout de même échappé un certain temps à ce système: il y a encore de rares festivals qui te permettent de travailler dans de bonnes conditions et sans restrictions si tu sais rester un peu discret. Mais c’est quasiment fini aujourd’hui, et même des photographes très capés se voient parfois refuser l’accès à la scène. Jean-Pierre Lenoir, qui vient de faire une exposition magnifique à Vienne, sur Louis Armstrong qu’il a été le premier à photographier en France durant les années cinquante et soixante, l’a confirmé dans son petit exposé au vernissage. Guy Le Querrec fait le même constat, et pourtant il sait comment s’imposer. Pour toutes ces raisons, je tente toujours plus d’intéresser les artistes à des reportages plus complets, ce qui n’est pas évident non plus. J’évite les conférences de presse avec leurs forêts de micro, valables surtout pour les journalistes. Il est clair qu’un management d’artistes ne peut pas justifier et imposer pour tout un concert la présence d’un troupeau de gens d’image pas toujours discrets au pied des scènes, ni accepter toutes les demandes de photographie hors scène. Etre indépendante, ne pas avoir derrière soi un gros titre ou une agence, rend la tâche encore plus difficile: on n’existe pas aux yeux des majors et des attachés de presse. Les organisateurs n’ont plus ni le temps ni l’énergie pour imposer des exigences et défendre la profession. De plus, il n’y a pas vraiment de presse spécialisée en Suisse. A moins d’être commanditée par un journal, tu dois forcément travailler pour constituer et renouveler ton archive qui peut ensuite servir pour une avant première ou une interview. Pour quelqu’un qui a connu la période bénie du “tout est possible”, c’est très frustrant. Même un festival comme Paléo, longtemps “bon enfant”, est aujourd’hui entièrement calibré en ce sens, sauf qu’à Nyon, tu as encore la chance de travailler près des scènes pendant les x morceaux autorisés. La conséquence de cette évolution est que les résultats sont de moins en moins originaux, même si les photographes sont bons. C’est un problème durable dont certains journalistes n’ont pas assez conscience. C’est vrai qu’ils peuvent toujours se rendre aux conférences de presse: même si tous y entendent la même chose, ils arrivent à tirer leur épingle du jeu avec une bonne documentation. Pour les photographes, c’est différent. Je me souviens qu’avec huit collègues, nous avions organisé une petite rébellion il y a longtemps déjà, à l’occasion du festival de jazz de Montreux, avec un dossier de récriminations, d’exemples à ne pas suivre et de suggestions. On avait convoqué une série de journalistes romands, tous chroniqueurs de concert, au Buffet de la Gare de Lausanne – personne ne s’est déplacé… Après une telle expérience, on baisse un peu les bras. Aujourd’hui, le terrain de la photographie est bétonné et tout le monde croit qu’il en a toujours été ainsi. Difficile de faire machine arrière dans ces conditions!

VIVA: Ton travail ne peut “payer” que sur la durée…

Dany Gignoux:
C’est clair. Le seul festival qui essaie encore d’imposer ses vues est le festival de Vienne en France. C’est pourquoi toujours plus de photographes s’y rendent: ils peuvent travailler pendant les répétitions et en coulisses. De plus, les organisateurs sont très accueillants et il n’y a jamais d’histoires. Bien sûr, il arrive toujours quelques petits grincements, mais comparé à ce qui se passe à Montreux, c’est le jour et la nuit! Cela prouve qu’il y a tout de même une manière de justifier la présence de photographes, vu que cela marche certaines fois et que personne n’a jamais réussi à prouver que les journaux et les photographes ne servaient à rien.

VIVA: Qu’est-ce qui te fait vibrer aujourd’hui, dans le jazz et les musiques actuelles?

Dany Gignoux:
J’écoute énormément de choses différentes. Je n’ai pas vraiment suivi l’évolution avec la techno et le rap, mais il y a des musiques qu’on entend forcément. J’ai souvent des coups de coeur en concert. Par exemple, je trouve que la relève des la chanson française tient très bien la route. J’ai découvert Néri et j’apprécie beaucoup les Têtes Raides et de nombreux chanteurs africains, même si leurs deux premiers disques sont souvent les seuls à tenir la route. Je prends les musiques comme elles viennent, même si elles résistent parfois moins bien à l’usure du temps. Pour parler un peu de chez nous, j’adore le Soldat Inconnu qui a sorti un excellent dernier CD2. Pour ce qui concerne le jazz actuel, je reste éclectique. Je me suis abonné à la discothèque, ce qui me permet d’écouter des musiques historiques ou non que je n’écouterais jamais, vu que ce que tu cherches en particulier est toujours en prêt. Je me laisse surprendre par des artistes que je ne connais pas. Je ne suis pas du tout une missionnaire du jazz qui connaît les détails de la vie des musiciens. Je ne suis pas née dans le jazz et je ne me risquerais pas à faire un blind test. Et je n’arrive pas à me restreindre à une seule tendance du jazz, même si j’écoute beaucoup de musiciens français actuellement. Je reviens du Paléo, où j’ai beaucoup apprécié M (Mathieu Chédid), Troïka Traoré du Mali, Lili Boniche et Ani DiFranco.

Propos recueillis par Christian Steulet en mars 2000
Initialement publié dans "Viva la musica", mensuel de l'AMR

1 Dany Gignoux: “DG + DG”. Editions du choucas, 1995.
2 Le Soldat Inconnu: “Sous les Décombres” (1999).


2011.04.27 Les notes bleues de Dany Gignoux

 

Je serais très heureuse de partager un moment avec vous dans le cadre d'ArtbyGenève, foire d'art qui a lieu en parallèle du Salon du Livre à Palexpo (Genève). Mon expo photos a lieu du 29 avril au 3 mai Halle 2, sur le stand C14.

 


Miles Davis et Darryl Jones

JAZZ: mot de quatre lettres ainsi que Dieu,
jour et nuit; joie et mort, être...
Dans mon enfance, ce mot
cette chose siffla, m'enlaça
dans un lasso de sons;
un noeud coulant de sortilèges
laisser passer sa Majesté Le Jazz..."

Claude Nougaro

Interview de Dany par Christian Steulet   /   Infos pratiques   /   Plan de situation à Palexpo

 


2011.05.23 Ecouter du jazz à lausanne

 

Ecouter du jazz à Lausanne, à Chorus, au bistrot de Onze+ (plus d'infos)

 

Chers amis,
 
Avant la pause estivale, le Club Chorus nous accueille encore une fois avec le thème suivant :
 
Jeudi 26 mai 2011 à 20h30
Venez avec votre coup de coeur jazz du moment !
 
Au plaisir de vous retrouver nombreux !
Jazzmicalement.

Serge Wintsch, Gabriel Décoppet


2011.06.27 Offre d'emploi à Berne


Bonjour depuis l’Ecole Française de Berne.

 

Nous sommes à la recherche d’un professeur de musique pour la rentrée de septembre pour le collège.

Le jeudi matin pour le collège.

Si vous connaissez quelqu’un qui puisse être intéressée merci de prendre contact avec nous.

 

Très cordialement

 

Brigitte Picquart

Directrice

Ecole Française de Berne

Sulgenrain 11

3007 Berne

Tel:  +41 31 376 17 57

Fax: +41 31 371 79 50

www.ecole-francaise-de-berne.ch


2011.07.23 Sous location d’un 2 pièces

 

Dans le quartier de Bellevaux à Lausanne

Du 17 septembre au 17 décembre 2011

 

A prox. lignes TL 3, 8, 22, 16, 60
Appartement 2 pièces + cuisine + salle de bain avec baignoire: TTC 400.- CHF, Internet compris.

SI: 50 CHF / mois

Possibilité d'avoir téléréseau + radio à vos frais.

Environnement très calme, agréable et verdoyant.

Chambre 1: 12.5 m2, chambre 2: 12.72 m2

Caution de 800.- CHF (2 mois de loyer)

Contact : 079 872 01 54 .


2011.09.02 Exposition de photo de La Spirale

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Institut agricole de l'Etat de Fribourg
Centre d'accueil (bâtiment R), halle d'entrée
Rte de Grangeneuve 31, 1725 Posieux

lu-ve 8h-17h, sa 8 oct 13-17h

 

Avec la participation de Michel Vonlanthen

 

 


2011.09.12 Ecouter du jazz à Lausanne

 

Après une pause estivale fort méritée, voici que le Club Chorus nous renouvelle sa confiance pour une nouvelle saison d¹écoutes de disques. Nous le remercions vivement ! Voici les thèmes qui vous attendent :

 

Jeudi 13 octobre 2011 à 20h30:

Venez avec votre coup de coeur jazz du moment !

 

Jeudi 4 novembre 2011 à 20h30:

Hommage à Stan Kenton

 

Jeudi 22 décembre 2011 à 20h30 :

L¹art du vibraphone

 

 

Au plaisir de vous retrouver nombreux !

Jazzmicalement.

Serge Wintsch, Gabriel Décoppet

 

J A Z Z O N Z E P L U S
Association pour l¹encouragement des musiques créatives et d¹improvisation Ecouter du jazz actuel a Lausanne


Nous re-précisons le principe de nos soirées. La sélection de disques ne se fait pas sur un minutage réservé à chacun. Sur la base du thème proposé, vous apportez votre CD. Après tirage au sort de l¹ordre de passage, vous en présentez une seule plage, voire deux au maximum en fonction du nombre d¹auditeurs, en évoquant les raisons de votre choix. Vous pouvez aussi vous contenter d¹écouter les disques des autres. Nous n¹écoutons que du jazz actuel, c¹est-à-dire créé dès les années 50 (be bop, cool, West Coast, etc) jusqu¹à aujourd¹hui. Pas de « revival ». Entrée gratuite. On mange à Chorus entre amis dès 19.00 heures.


2011.11.01 Les homepages deviennent des biographies

 

Jazzphone héberge des pages personnelles de musiciens et musiciennes (homepages). On peut y voir leurs biographies, leur discographies et l'actualité de leurs concerts. Ce dernier point n'est malheureusement presque jamais mis à jour, leurs auteurs  négligeant de s'astreindre à nous envoyer leurs nouvelles. ll s'ensuit un décalage avec l'actualité qui est préjudiciable à l'intérêt des visiteurs de Jazzphone. Nous allons donc modifier cette façon de faire.

Dorénavant, les musiciens pourront nous envoyer leur BIOGRAPHIES et elles seront disponibles dans la zone "biographies" de Jazzphone. Ils en recevront en retour le lien direct, qu'il pourront utiliser pour leur propre usage et communiquer à leurs contacts. De cette façon, ils disposeront d'un endroit qui leur est dédié et qu'ils pourront modifier/actualiser/compléter à leur convenance. Ce service est gratuit.

Autre avantage: Les adresses (URL)  varient souvent sur le Net, mais pas chez Jazzphone. Pendant longtemps, nous avons mis un maximum de liens dans l'agenda des concerts, plus maintenant. Car l'inconvénient est que si un lien devient caduc, on obtient le message d'erreur 404, du plus mauvais effet. Pas sur Jazzphone car les liens ne changent jamais, ils y sont toujours même 10 ans après. Cela nous permettra de mettre le lien vers la biographie Jazzphone d'un artiste qui figure à l'agenda et ce lien subsistera ad eternam.


Pour le jeudi 21 juin 2012

Bulletin d'inscription en annexe et informations sur : www.lafmy.ch  /  info@lafmy.ch

Depuis sa première édition en 2002 la Fête de la Musique à Yverdon-les-Bains encourage la création musicale en lançant un concours chaque année : "appel à créations" aux artistes vaudois. Le ou les projets sélectionnés conçus spécialement pour la journée du 21 juin sont financés par LaFMY.

 

Que vous offre LaFMY ?

  • La possibilité de créer et concrétiser un projet musical personnel, unique et original pour l’édition 2012

  • Un soutien financier (de CHF 5’000.— à CHF 15'000.—)

  • Un suivi promotionnel

  • Un soutien administratif, logistique et technique

Qu’est-ce que LaFMY attend de votre projet:

  • Qu’il soit original, créé et composé spécialement pour le 21 juin et pour la ville d’Yverdon-les-Bains

  • Qu’il regroupe une majorité de musiciens-nes vaudois-es

  • Qu’il anime la ville et aille à la rencontre du public dans les lieux les plus fréquentés ce jour-là (lieux de travail, centres commerciaux, transports publics…) et sur les scènes de LaFMY

Que contient votre dossier de candidature ?

  • Un descriptif du projet

  • un budget détaillé

  • Biographie + dossier de presse + CD des artistes participants au projet

  • La fiche de candidature remplie (document à télécharger sur www.lafmy.ch )

  • Tout dossier rendu incomplet ne sera pas pris en compte

Les dossiers de candidature seront déposés avant le 10 janvier 2012. La sélection du jury sera communiquée mi-janvier 2012.


Priscille Alber
La Fête de la musique ( LaFMY) à Yverdon-les-Bains, Casino 9 - Case postale 577, 1401 Yverdon-les-bains

info@lafmy.ch


 

2011.11.16 Le Cully Jazz recherche 100 saxophonistes

 

Le Cully Jazz Festival et les Stanser Musiktage lancent un appel à des saxophonistes de tous niveaux pour un projet inédit conduit par Andy Sheppard.

 

Le Cully Jazz Festival et les Stanser Musiktage s’associent pour réaliser un projet inédit du musicien anglais Andy Sheppard, intitulé « Saxophone Massive ». Une centaine de saxophonistes sont recherchés, de tous âges et de tous niveaux, des deux côtés de la Sarine. Des répétitions auront lieu dès cet hiver et les concerts se dérouleront les 18 et 19 avril 2012, à Cully et à Stans.

 

Pour sa 30e édition, le Cully Jazz Festival a le grand plaisir de mettre en place un projet musical inédit, en s’associant à un festival d’Outre-Sarine, les Stanser Musiktage, avec lequel il tisse des liens depuis longtemps. « Saxophone Massive » est une œuvre de 30 minutes composée par un des plus grands noms du jazz actuel, Andy Sheppard. Elle vise à rassembler plus de 100 saxophonistes de tous âges et de tous niveaux. Le projet se préparera sous la direction du musicien anglais  et s’adresse tout autant à des joueurs expérimentés qu’à des débutants. La Hochschule Luzern-Musik s’associera également au projet en mettant à disposition les compétences pédagogiques de ses professeurs et en faisant participer trois étudiants en tant que solistes.

 

Les organisateurs souhaitent, en se lançant dans cette aventure commune, susciter une occasion pour tous les participants de vivre une expérience humaine et artistique unique, en faisant partager aux spectateurs leur passion du saxophone et de la musique en général. Ce projet fort et fédérateur, mené dans un esprit de partage et de fête, suscitera un véritable échange entre les deux cultures de Suisse Centrale et du Léman.

 

L’œuvre a été jouée pour la première fois dans le cadre du festival « Jazz Sous les Pommiers », en 2010. Cet été, le projet sera par ailleurs réalisé à Londres, dans le cadre des Jeux Olympiques, et des saxophonistes ayant participé aux différents lieux, auront l’occasion d’y participer, y compris quelques-uns de Suisse. A chaque fois, le projet, de par son envergure, se doit de trouver un lieu original et inédit pour sa réalisation en public. Les deux festivals suisses, situés les deux dans des villages offrant de multiples possibilités, sauront à coup sûr honorer cette ambition de manière surprenante.

 

Déjà en pleine préparation, le Cully Jazz est à la recherche de saxophonistes motivés, prêts à s’investir sur plusieurs semaines dans ce projet musical exceptionnel. Les conditions sont simples : être saxophoniste débutant ou confirmé et être disponible entre janvier et avril à hauteur d’une journée par mois pour des répétitions qui auront lieu en week-end (dates  prochainement disponibles), ainsi que le 18 avril pour le concert à Cully et le 19 avril pour celui de Stans. Les formulaires d’inscription sont disponibles sur les sites internet des deux festivals : www.cullyjazz.ch, www.stansermusiktage.ch


2011.11.17 Ecouter du jazz à Lausanne

 

Chers amis,
 
Venez nombreux rendre un hommage vibrant à ce grand musicien, chef d¹orchestre, compositeur et découvreur de talents qu¹était
Stan Kenton
le jeudi 24 novembre 2011 à 20h30

 

Nous vous rappelons également notre dernière rencontre juste avant Noël:

Jeudi 22 décembre 2011 à 20h30 L¹art du vibraphone

 

Au plaisir de vous retrouver !
Jazzmicalement.
Serge Wintsch, Gabriel Décoppet
 

Ecouter du jazz à Lausanne, à Chorus, au bistrot de Onze+ (plus d'infos)


 

Ou plus exactement de la "Convention collective suisse du jazz et des musiques improvisées"

 

C'est le 5 novembre, dans le cadre du Festival de jazz Onze+, que ce vernissage a eu lieu, à l'instigation du Syndicat Musical Suisse (SMS) et de son secrétaire-général Vincent Favrat. A terme, plus de 460 musiciens et de 40 organisateurs de concerts signeront cette déclaration d'intention dont le but est de poser les bases d'une organisation réussie entre musiciens et organisateurs de spectacles. Pour résumer, cette convention permettra à ces derniers d'avoir une politique financière saine et cohérente, aux organismes dispensateurs de subventions et aux sponsors de mieux estimer leurs budgets, et aux musiciens de pouvoir vivre de leur métier. Une ligne de conduite et des minima sont donc proposés dans cette convention.

 

Après une courte allocution de bienvenue de Serge Wintsch, directeur du Festival Onze+, Vincent Favrat, secrétaire général du Syndicat SMS présenta les grands lignes de la convention. Dans ce cadre, Christian Steulet, directeur du SwissJazzOrama (archives du jazz), résuma son étude sur "la situation économique et sociale des musiciens/nes de jazz et d'improvisation en Romandie".

 

Tout cela donna lieu à une discussion animée entre les personnes présentes, représentant toutes les parties prenantes à cette convention. Elle refléta une acceptation totale de ses principes par les musiciens et organismes officiels présents et une large  acceptation par les organisateurs de spectacles. Une minorité de ces derniers étant encore à convaincre, sceptiques qu'ils étaient sur le fait d'imposer des minima en terme de cachets. Mais Vincent Favrat résuma bien la situation en détaillant les coûts d'un concert pour un musicien et avec la phrase "Les organisateurs sont payés, les techniciens sont payés, la salle est payée, l'électricité est payée, pourquoi les musiciens, sur qui repose le succès d'un concert, ne le seraient-ils pas?".

 

Pour ma part, représentant Jazzphone dont le but est le support inconditionnel à la musique de jazz et à ses propagateurs, les musiciens en premier-lieu, j'insistai sur l'orientation à donner à nos jeunes musiciens en leur insufflant une confiance indéfectible en eux, de la fierté d'exprimer leur art et du respect des bases élémentaires de leurs relations avec le public. Et pour les organisateurs de concerts, de la nécessité de considérer les musiciens comme le centre d'intérêt d'un concert et non le public. Ma remarque était suscitée par le fait que, bien souvent (ce fut le cas lors de tous les concerts off de Onze+), l'éclairage laissait les musiciens dans une pénombre quasi-totale et le public avec des projecteurs (disposés derrière les musiciens) en pleine poire. Si c'est cette façon de faire qui est enseignée dans les écoles de musique et des techniques d'éclairage, ce n'est pas étonnant que les musiciens perdent leur confiance...

 

Jazzphone le claironne haut et fort: lors d'un concert, la musique devrait être au centre de tout et les musiciens considérés comme des vedettes, et non les spectateurs, les boissons, le décor, les spots colorés, les techniciens aux manettes, etc. En traitent les musiciens comme des pestiférés à maintenir dans l'ombre, comment voulez-vous que ces derniers puissent jouer avec fierté et donner le meilleur d'eux-mêmes ?

 

Le vernissage se termina par la signature de la convention par Ivan Ischer (RTS, émission JazzZ), par Christian Steulet (SwissJazzOrama), Nicolas Gyger (adjoint au service des affaires culturelles du canton de Vaud), David Johnson (SIG) et par votre serviteur pour Jazzphone.

Diaporama (de 13 photos)

 

Jazzamitiés

Michel Vonlanthen


 

Chers amis,
 
Accordez-vous une pause détente dans cette frénésie de Noël en nous
rejoignant nombreux pour la dernière écoute de disques de 2011
 
Jeudi 22 décembre 2011 à 20h30
L¹art du vibraphone

Et en avant-première, voici les dates de nos rendez-vous du premier
trimestre 2012 : jeudi 12 janvier (le coup de c¦ur du moment), jeudi 16
février (l¹art du duo) et jeudi 8 mars (les musiciennes créatrices).

Au plaisir de vous retrouver !
Jazzmicalement.
 
 Serge Wintsch, Gabriel Décoppet

 


 

Chers amis du jazz bonjour

Nous vous rappelons la date de notre prochaine rencontre

 

jeudi 12 janvier 2012: 

le dernier coup de cœur, votre CD ou morceau préféré du moment

 

Au plaisir de vous retrouver !

Jazzmicalement

Serge Wintsch et Gabriel Décoppet

 

Principes de base de ces rencontres


 

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