Ouvert à tous moyennant que les auteurs soient univoquement identifiés (mettez vos coordonnées complètes, y compris No de tél dans votre premier E-mail), que les messages soient signés et qu'ils respectent la Nétiquette (politesse, pas d'insultes, de calomnies ou de grossiertés, etc.). Les auteurs des textes publiés sont seuls responsables de leurs propos.
Les E-mails peuvent contenir des links ou des photos. Aucun sujet n'est tabou et vous pouvez même annoncer vos ventes ou désirs d'achats!
Envoyez
vos messages en cliquant
ici
Vous pouvez écrire ce que vous voulez,
pas uniquement des réponses ou commentaires aux messages ci-dessous
On me reproche quelquefois d'annoncer des concerts non jazz dans l'agenda de Jazzphone. Je suis en cela mes goûts personnels qui sont très éclectiques. Alors blues, musique électronique, musique latino, est-ce du jazz et, en fait, qu'est-ce que le jazz?
Michel Vonlanthen, webmaster
Aujourd'hui Le jazz c'est une musique où chaque musiciens écoute et interagit avec les autres. Toute musique peut donc être du jazz.
Chui le premier? Oui ! Une photo pour fêter ça!
Gilles Dupuis
La théorie de Léon Francioli, avec qui j'en discutais il y a quelques jours, c'est que le jazz n'est pas une musique mais une attitude. De l'expérimentation continue, sur la corde en raide. A partir du moment où cette musique se fige et est enseignée dans les écoles, ce n'est plus du jazz selon lui.
Michel Von
Que pensez-vous du nouvel horaire de l'émission d'Yvan Ischer/Ivor Malherbe JazzZ sur Espace 2 (22h40 au lieu de 18h00) ?
A-priori, je pensais que l'heure tardive ferait perdre des auditeurs à l'émission mais ce n'est pas si sûr. Lors du dernier concert en direct, (Malcolm Braff TNT Sextet le 23 décembre 2005), malgré l'heure tardive, la salle était pleine.
Michel Von
A l'intention des programmateurs:
Nous sommes un groupe de 7 musiciens ( l'affaire est dans le sax ). Créée en décembre 2000, notre formation particulière et avant-gardiste exploite toutes les richesses que possède un quatuor de saxophones qui s’associe à la dynamique exceptionnelle qu’apporte une section rythmique. 7 musiciens, qui vous font découvrir leurs compositions originales, du jazz au funk en passant par la musique latino et le groove Gaulois..
Nous souhaitons participer à votre prochaine programmation. Permettez moi de vous laisser découvrir notre site en partie en construction. http://www.adsax.com. Pour de plus amples renseignements, mon mail chricri@tiscali.fr ou adsax@adsax.com ainsi que mon téléphone 04.50.89.07.37.
Christian Pellier-Cuit
2006.02.23 Jazz et Diva
J'y étais hier soir à Montreux, pas de photos mais grand plaisir à assister à ce spectacle de Didier Lockwood (vl), de sa cantatrice d'épouse Caroline Casadessus et du pianiste virtuose Dimitri Naïditch. C'est un spectacle humoristique qui alterne jazz et musique classique, liés par de l'humour. "Tu es mon égérie et je suis Tom"... J'adore les samples et boucles électroniques de Didier et lui, jouant parmi les spectateurs (Globe-trotter). Il venait de fêter ses 50 ans, quelle pêche!
Pour mémoire aux 20 ans de l'EJMA
Michel Vonlanthen
2006.03.09
Disponibilités pour des concerts de groupes de Laurent Coq, Gildas Boclé, Chrisztphe Dal Sasso, Vintage Orchestra et de Jérôme Barde.
Line-up et détails sur le site de IED Management & booking
2006.03.20
Après cette extraordinaire expérience du Cotton Club Show de Vernier nous sommes revenus sur terre non sans quelques difficultés.Le public a été merveilleux et ce spectacle fut pour nous musiciens une expérience magnifique.
Pour votre information, nous allons vendre ce spectacle tel quel pour des manifestations privées ou publiques d'une certaine importance. Si vous avez des tuyaux de sociétés ou de personnes intéressées par un tel spectacle, ce serait sympa de me communiquer leurs références.
Photos et infos sur: www.swissyerba.com
N'hésitez pas à écrire vos remarques positives ou négatives dans notre Gust book (tout en bas de la page)
Béat Clerc, Swiss Yerba
2006.03.21
Des places à gagner ! Espace 2 a le plaisir de vous offrir des places pour les concerts suivants :
- Mercredi 29 mars, 20h30 :Just Voices (Fanny Anderegg 4tet « La Figlia dal Vent » + Lizz Wright)
- Jeudi 30 mars, 20h30 : All That Jazz (Chris Potter "Underground" + Art Ensemble of Chicago)
- Vendredi 31 mars, 20h30: Vibrations (Raul Midon + David Walters + Susana Baca)
- Samedi 1er avril, 20h30: Label Bleu, nos artistes ont 20 ans (Magic Malik Orchestra + David Krakauer « Klezmer Madness » + Le Sacre du Tympan)
Pour gagner des places, répondez par mail avant le mercredi 22 mars, en indiquant votre nom et votre adresse, la date choisie et le nombre de billets souhaités (max. 2 par personne). Les billets seront tirés au sort et les gagnants avertis par retour de courrier.
A envoyer à liliane.beuggert@rsr.ch
2006.03.22
Du rififi à l'EJMA, (Ecole de Jazz et de Musiques Actuelles, Lausanne)
Cette école de jazz lausannoise bien connue est agitée de soubresauts suite à la volonté de son Conseil de Fondation et du Conseil d'Etat vaudois d'en faire une HES (Haute Ecole Spécialisée). Pour ce faire, la Direction a brutalement licencié son directeur Philipe Cornaz et immédiatement nommé Georges Robert à sa place (janvier 2006), sans concertation ni mise au concours. La surprise a été totale et a cabré l'ensemble du corps enseignants ou presque. Ceci d'autant plus que ce dernier a lui-même été remis en question par son Conseil de Fondation qui a exigé une repostulation de chacun de ses professeurs, avec diplômes académiques à la clé. Cette mesure va obliger bon nombre d'enseignants à reprendre leurs études avant d'avoir la possibilité de retrouver, éventuellement, leur gagne-pain.Pour en savoir plus: Echanges de propos dans le forum du site de l'APEJ (Association des Professeurs de l'EJMA) et Revue de presse sur le même site
Sans prendre parti sur le fond du problème, que je ne connais pas, je me hasarde tout de même à deux réflexions:
- La qualité d'un enseignant ne se mesure pas au nombre de ses diplômes. Certes, c'est une indication sur l'étendue de ses connaissances techniques mais ne dit rien de ses qualités pédagogique et humaines. Un professeur chevronné peut très bien "être entré en enseignement" par hasard (pour remplacer un copain par exemple), sans autres diplômes que ses connaissances professionnelles, son plaisir d'enseigner et ses dons pédagogiques. Dans le cas de cette école, il pourra être apprécié de ses élèves et de ses collègues, être bardé de références professionnelles (concerts, discographie, etc.) mais sans ces fameux diplômes il ne pourra plus y enseigner.
Une remise en question est souvent un acte bénéfique dans une carrière, elle peut donner le coup de fouet qui fera reprendre quelques cours de perfectionnement. Mais présenté comme cela, à la hussarde, la pilule est plutôt amère car il s'agit tout de même du gagne-pain de ces musiciens, dont les sources de revenu en Suisse romande ne sont pas pléthoriques...
- C'est vraiment très dommage que le Conseil de Fondation de l'école ait pris une voie autoritaire plutôt que de concertation. Présentées autrement, en motivant le corps enseignant pour une augmentation de qualité pédagogique ( et des salaires) plutôt que par une mise en demeure, les choses se seraient certainement mieux passées.
Cela fait pas mal d'années que je côtoie le monde romand du jazz et que je constate une sorte de blocage du fait qu'on retrouve souvent les mêmes personnes en différents endroits-clé de ce milieu. La conséquence en est que même avec la meilleure bonne-volonté du monde, un personnage-clé (écoles, salles, subventions, etc.) dépourvu de charisme ou figé dans ses choix artistiques pourra influencer négativement, voire bloquer, pour des décennies un domaine de l'activité artistique de toute une région. Un pouvoir politique conscient de sa mission et de son intérêt devrait quelquefois entendre les murmures et redistribuer quelques chasses gardées. Ce serait une belle preuve de discernement et de clairvoyance, qualités indispensables à l'usage du pouvoir et à la conservation de son électorat (voir à Genève ces temps-ci par exemple...).
2006-03.27
Cully Jazz
Quel concert inoubliable que celui des Frères Belmondo et de Yusef Lateef sous le chapiteau de Cully Jazz ce dimanche 26 mars!
Complicité de tous les instants entre les cinq musiciens, respect et amitié entre Yusef et les deux jeunes frangins, Stéfano et Lionel, C'était très beau de voir ces deux générations de musiciens à l'oeuvre. Et surtout de les écouter!
J'avoue avoir été au bord des larmes lorsque la trompette de Stéfano a repris après que les trois solistes aient dialogué un long moment avec leurs instruments "improbalbles": une conque marine, un flûitiau malien (à ce qu'il me semble) et une petite flûte.
Un concert vraiment inoubliables (photos sur Jazzphone.ch).
Pour info, le disque de cet ensemble (rapidement épuisé dimanche soir) sera à nouveau disponible à partir de mardi sur les stands du festival.
2006.03.27_2
Cully Jazz
La collision des heures de début des concerts m'a contraint à ne pas assister jusqu'au bout du concert donné par Randy Weston au Temple de Cully ce vendredi 24 mars et je le regrette. J'ai eu par contre la chance d'assister à l'interview donné par ce grand homme (plus de 2 mètres, mais pas seulement grand par la taille...) à la RSR, dans l'émission d'Yvan Ischer JazzZ, deux jours auparavant. Et d'apprécier son charisme bonhomme et sa philosophie: "la musique EST la nature, elle fait partie des briques essentielles à la vie". Et je dirais même plus: l'art en général est l'élément essentiel qui adoucit les moeurs et "arrondis les angles" de nos vies pas toujours sereines, pas toujours pacifiques. Nous aurons l'occasion d'y revenir car cette particularité ne m'a jamais autant sauté aux yeux qu'à l'occasion du concert du Koçani Orkestar.
Malgré sa brièveté, mon passage-éclair dans le Temple pour y faire des photos m'a tout-de-même permis de me faire une réflexion et je vous la livre ici.
Je ne désire choquer personne et je prie d'avance ceux qui le seraient de me le pardonner, ce n'est pas mon but. J'aimerais cependant revenir sur les quelques "chut!" et autres "ah ces photographes" indignés proférés depuis les premiers rangs des spectateurs.
Je pense que dans un tel lieu, il serait bon que l'organisation annonce en présentation que les photographes ne prendront des photos que pendant les cinq premières minutes du concert. Celai aiderait les familiers de ce lieu, manifestement pas habitués aux us et coutumes des concerts de jazz, à patienter avant de pouvoir prendre complètement leurs aises... et leur pied...
Il est quelquefois bon de dire que les photographes sont là pour prolonger le plaisir des concerts en mettant à disposition des spectateurs des photos qui font plaisir à voir par la suite. Ces dernières sont aussi très utiles aux musiciens eux-mêmes pour leur promotion et ils nous sont toujours reconnaissants d'en faire. Merci donc aux locataires de ces nobles endroits d'accepter nos vas-en viens et nos clic-clac pendant quelques minutes! La tolérance n'est-elle pas d'ailleurs une vertu que nous enseigne la religion et le Christ lui-même ?
Nous, photographes, tentons de faire au mieux dans le temps qui nous est imparti, avec nos corps trop encombrants et nos appareils trop bruyants. Les lieux de nos "exploits" sont en général sombres et pleins de dangers: une marche d'escalier mal placée, un pied aventureusement avancé, un projecteur rouge en pleine poire, etc. Honnêtement nous serions les plus heureux des hommes (et des femmes...) si nous pouvions êtes invisibles!
Merci à vous, spectateurs, pour votre bienveillante indulgence!
Les photos de l'interview et du concert de Randy Weston se trouvent déjà sur Jazzphone.ch.
2006.03.27_3
Cully jazz, concert du Koçani Orkestar
Lorsque l'affaire des "caricatures de Mahomet" s'est développée, j'ai été peiné de voir qu'il suffisait de quelques extrémistes pour exciter à blanc des centaines de milliers de croyants via les outils médiatiques du grand mondialisme. Que les Musulmans danois soient indignés cela peut se comprendre, c'est un de leurs journaux. Mais que des gens qui sont aux antipodes, qui ne parlent pas le danois et qui ne lisent même pas de gauche à droite manifestent de cette façon outrancière démontre le dégât que peut faire l'outil de la mondialisation de l'information en mains d'extrémistes désireux de bouter le feu au monde.
Après quelques jours de ce tintamarre médiatique, je me suis dit "Ce n'est pas possible, il faudrait que les gens "normaux", c'est à dire vous et moi, les 99% de l'humanité qui ne pensent qu'à vivre et laisser vivre, se manifestent, mais en faveur de la paix cette fois" ! Il faudrait mettre sur pieds un concert de jazz qui rapprocherait l'Orient et l'Occident. Il y en a marre de laisser le devant de la scène aux extrémistes et fauteurs de guerre de tous poils!
Et bien ce concert, je l'ai eu avec la prestation du Koçani Orkestar et de Paolo Fresù + Antonello Salis au Cully Jazz ce vendredi 24 mars 2006 !
Une improbable fanfare macédonienne (en voir l'excellente description faite par Arnaud Robert dans Le Temps), plus habituée aux mariages et fêtes de village qu'aux concerts au London Albert Hall ! Un "Orient" sorti tout droit d'un film d'Elmir Kusturica !...
Et deux musiciens exceptionnels, l'"Occident", Paolo Fresù, avec sa trompette et cornet "électroniqués", et Antonello Salis, son accordéon fellinien et son piano fou (écoutez sa partie percutanto-explosive de piano dans "... del viaggio", peu audible sur scène mais bien sur le disque!).
Mariage donc entre un Orient un peu fou et un Occident sensible. Une synergie exceptionnelle s'en est dégagé. Le moment d'un concert, la barrière des cultures est tombée sous le chapiteau, tout le monde vibrait à la même musique, dansait au son des mêmes rythmes. L'enthousiasme a soulevé la salle et l'a embrasée encore plus lorsque la fanfare y est descendu. Et notre Carine nationale, qui nous a concocté cette superbe programmation, n'a pas été la dernière à y succomber (voir photos!).
Il devait certainement avoir des Macédoniens dans la salle car l'enthousiasme était orientalo-indescriptible, spécialement près de moi. J'ai sauvé in-extremis ma veste d'un naufrage bièreux, me suis fait raper les talons par un aficionados qui connaissait toutes les paroles des chansons, bref peu importe, c'était du du délire et j'étais en plein de dans, heureux, consentant et participant ! Des centaines de gens "normaux", tous unis dans la célébration de la fête musicale, tous amis et frères, sans frontière ni barrière sociale ni caricatures à la gomme! Voilà ce que peut la musique! Dorénavant, il faudra dire "Faites du jazz, pas la guerre" !
Merci Durak, Turan, Sukri Niazi, Saban, Suad, Redzai Sukri, Dzeladin, Ajnur, Paolo et Antonello, vous êtes des bienfaiteurs de l'Humanité!
Genre de concert à ré-éditer le plus souvent possible partout dans le monde! Enfin quelque chose qui nous unit plutôt que de nous diviser!
Les photos se trouvent sur Jazzphone.ch et d'ici quelques jours sur marsab.com, le site web du producteur Sabino Martiradonna. Ce dimanche, il restait encore deux disques à vendre sur les stands de Cully Jazz ("Live, Koçani Orkestar meets Paolo Fresu & Antonello Salis", la reproduction du concert de Cully mais enregistrée en Italie.
2006.03.29_1
Je suis ignoble
C'est vrai, je suis quelquefois ignoble et fêlé, comme hier après ma séance de massage.
Très content d'avoir récupéré des muscles un peu moins noués (prendre des photos accroupi, sur la pointe des pieds ou a genoux pendant toute une soirée, ça vous casse plus vite que Brice de Nice), je sors de la salle et vois une petite dame d'un âge assez avancé à l'air souffreteux assise dans la salle d'attente. L'esprit badin et voulant la distraire de ses douleurs, je me penche et lui souffle à l'oreille "Madame, fuyez pendant qu'il en est encore temps!". La petite dame a un sursaut de recul et là je me rend compte que j'ai fait une gaffe et qu'elle me prend pour un foldingue. Je lui présente alors mon plus beau sourire et lui dit "Môô non, c'est un gag!". Elle se fend d'un timide sourire jaune et hoche de la tête, alors que la dame masseuse vient la chercher à son tour. J'aime mieux ne pas savoir ce qu'elles se sont dit !...
Hier soir, en buvant un café-abricotine à l'échoppe du valaisan, j'en riais encore tout seul en y repensant. Ce n'est qu'après le concert de John Scofield et un passage chez Braff and Co que j'ai pu me délivrer de ce fardeau en racontant cette histoire aux deux jeunes qui expliquent le sida en face de la gargote à thé, armé de mon "Tchai" quotidien (excellent thé aux épices adouci de lait). Eh bien croyez-le si vous voulez, après cette histoire, leur lampadaire s'est soudain remis à fonctionner alors que tous leurs efforts pour le faire avaient échoués... Je pense qu'On doit m'avoir à la bonne Là-haut et que cette histoire Les a aussi fait marrer...
Pour en revenir aux choses sérieuses, savez-vous qu'il existe un préservatif pour filles? Moi pas, avant. En achetant mon Tchai, j'ai aperçu un des gars des kebabs tripoter un espèce de gros présé devant le stand sida, et bien c'est ça et il paraît que ça fonctionne. Tout en sirotant mon thé, les deux étudiants sympa de Pro Familia (un et une) m'ont également appris que c'est la tranche d'âge des quinquas qui crève actuellement le plafond des statistiques de cette maladie. Allez comprendre... Mais bon, restons couverts et keep swinging !...
J'ai fait quelques photos dans le Caveau des Vignerons et elles sont déjà visibles, comme d'hab, sur Jazzphone.ch. Soit dit en passant, je n'en parle pas (seulement) pour faire de la pub à ce site du jazz romand où on trouve l'agenda de tous les concerts et des milliers de photos, mais parce que ce serait dommage que ceux qui se trouvaient dans le dit caveau lorsque j'y suis passé ne voient pas les photos sur lesquelles ils figurent.En plus du public, on y voit Marc Erbetta batteur bis, le très jeune et déjà excellent Clément et un Malcolm Braff bis en la personne de Marc le barman. Les deux boostés par Marcello Giulliani, l'imperturbable bassiste mutin (si si on ne dirait pas mais oui!).
2006.03.29
John Scofield et Manuel Mengis Gruppe 6
Je trouve qu'il ressemble un peu à Sean Connery, John Scofield , et en plus, avec Mike Stern, c'est un de mes guitaristes préférés. Alors l'avoir devant moi ce soir-là et en plus l'entendre jouer du Ray Charles, c'était le paradis sous le chapiteau ce mardi 29 mars ! Et son concert a été superbe, puissamment secondé qu'il était par Gary Versace au Hammond B3 (il y en avait un d'allumé en permanence dans les coulisses, pour les pièces de rechange en cas de panne?), John Benitze à la basse et Steve Hass à la batterie. Au vocal, il y avait Dean Bowman, bon mais que j'ai trouvé un peu moins "Ray Charlesien" que les chanteurs du disque "That's What I Say, John Scofield plays the music of Ray Charles". Si vous aimez John et Ray achetez-le, vous ne le regretterez pas, et faites cet "acte citoyen" au stand "disques" du Cully Jazz ! "Acte citoyen" parce qu'il vaut mieux acheter sa musique à un gars sympa, connaisseur et qui fait l'effort de venir vous présenter sa collection, plutôt qu'à un market anonyme, bondé et insipide. En plus, payer sa musique, c'est se donner l'assurance que le musicien pourra continuer à en vivre, donc à en produire, pour le grand bénéfice de tous.
Au fait, John expliquait à Gérard Suter, dans Radio Paradiso, que l'abondance de guitaristes de sa génération provenait du boom de la guitare dans les années 60, dont j'ai fait moi-même partie (avec 3 accords...). Et je jouais aussi quelques morceaux du grand Ray comme quoi...
"Comme quoi" quoi? Eh bien parce que j'ai fini par abandonner la guitare et que je m'esquinte maintenant la santé sur un saxophone, et tout ça parce qu'il paraît que la chanteuse des groupes part toujours avec le sax !... Enfin, on se marre comme on peut !...
J'ai déjà eu l'occasion d'entendre le Manuel Mengis Gruppe 6 au Festival Onze plus de Francine et Serge Wintsch & Co et en avais fait quelques photos. Carine a eu raison de le présenter comme un groupe qui représente le jazz moderne et jeune d'aujourd'hui et c'est bien pour cela qu'il a été pris par la maison de disque ECM sur simple envoi de leur CD de démo. Eh oui les copains, ça existe et ça arrive encore d'être pris sans devoir cirer les pompes ou coucher avec le producteur (ou trice c'est selon) ! Il suffit d'avoir du talent et quand même un peu de chance. Je suis vache de dire ça et c'est même pôôô vrai (qu'il faut coucher). Enfin si vous voulez quand-même, c'est vous qui voyez!
Je n'ai qu'un seul regret au sujet de ce concert, c'est que le public n'aie pas réclamé un bis et pourtant cette belle équipe "battue" par Marcel Papaux l'aurait exécutée avec plaisir. C'est bizarre quelquefois, il suffit de terminer sur tel ou tel morceau, presque sur un malentendu (fausse fin), et floc, les spectateurs sont pris de court et restent coi même s'ils aimeraient en redemander. That's life et c'est aussi un métier que de savoir susciter cela. Nos copains du Gruppe 6 ont encore toutes les années devant eux pour l'apprendre.
2006.03.30_1
Cully Jazz toujours...
Pas de bol hier soir, ma première tentative de me glisser dans le Caveau des Vignerons pour y prendre quelques photos a échoué, trop de monde! La musique Malcolmienne devait être très bonne, comme d'hab d'ailleurs... Et je n'avais pas trop de temps, pris entre le concert de Pierre Favre (magistral!) et des filles, Fanny Anderegg et Lizz Wright (adorables).
J'y suis revenu après, ai pu pénétrer dans le "lieu saint" cette fois, mais più di musica, c'était la pause !... Damned encore raté! Mais du plaisir tout de même puisque j'y ai rencontré deux dignes représentantes de "La Vie Secrète des Plantes" (4 chanteuses a cappella du tonnerre) Anne-Claude et Muriel ainsi que leur manageuse Julie.
Malcolm devrait tenir un bistrot car l'ambiance est chaude et on fait un tas de rencontres partout où il est. Il faudra que j'aille voir ce qu'il fait dans son antre veveysanne, parce que tout de même, la musique du caveau s'appelle "Live in Vevey"!...
Tiens en en parlant de bistrot, voici un mot dérivé du russe qui signifie "vite, vite" dans cette langue, vocable hérité des soldats russes de l'époque napoléonienne qui allaient vite boire un coup entre deux missions et qui étaient toujours pressés: "Tovarichtch, allonski boirski un coupski, bistro, bistro, nazdarovie".
Aurons-nous plus de chance demain, la télé nous le dira. Il n'en reste pas moins que si quelqu'un désire obtenir des photos des artistes ou du public, c'est possible, en principe au format carte postale recto-verso prêtes pour la poste, ou poster A3. Et ce n'est pas cher du tout, voir sur Jazzphone. D'ailleurs, je suis sûr que vous allez me supplier à genoux, en me faisant un pont d'or, de vous en tirer lorsque vous aurez vu celles que j'ai prises de Lizz Wright hier soir!...
A propos d'avenir, ça commence à être agaçant cette pluie vous ne trouvez pas? Qu'avons-nous fait au Ciel? Avons-nous trop péché? Des poissons pas (j'ai la pêche ce matin!) mais de gourmandise sûrement, d'orgueil peut-être mais est-ce bien raisonnable de nous punir de la sorte, hein saigneur? (non ce n'est pas une faute d'orthographe!...).
Je propose une motion d'ordre:
Que quelqu'un de la direction du festival, Carine tiens, envoie un lapin et une bouteille du meilleur Cully à Philippe Jeanneret avec un petit mot pour qu'il nous concocte une belle météo pour le restant de la semaine ! Non mais des fois, ça commence à bien faire, nom d'une pipe en bois!...
Ah la lumière...
L'an passé, c'était très simple, les scènes n'étaient pratiquement pas éclairées. Je me souviens du spectacle danse-musique de Pascal Auberson qui s'est joué dans l'obscurité quasi complète au Next Step. Même sans parler de photos, ce négativisme lumineux est une insulte pour les spectateurs et les artistes ! Les premiers ont payé pour VOIR un spectacle et les second payent de leur personne pour qu'on les VOIE sur scène. Sans ça on écoute le disque à la maison, bien à l'aise dans ses charentaises (tiens une rime), tout en s'emplâtrant de chips au beurre de cacahuètes sucré et de bière tiède. Et quelques olives bien grasses pour faire bon poids!
En plus, un éclairagiste est payé pour ECLAIRER et pas pour faire de l'ombre. Si c'est ça ce métier, moi je veux bien m'y coller car éteindre les lumières, moi aussi je peux, pas besoin d'être docteur honoris causa (sujet récent et brûlant...) pour ça! Alors siouplaît, hommes de l'ombre (ah ah), nobles écairagistes, grand projecteurs devant l'Eternel, pensez un peu à l'ambiance que vous générez ! Hier soir, il y avait une panne de chauffage au chapiteau, les spectateurs étaient gelés et l'ont bien manifesté lorsque Carine a annoncé la dite panne. Et en plus le coloriste faisait dans le minimalisme, un chef d'oeuvre de l'art brut dans le genre, style bal des morts-vivants, lumières jaunasses et compagnie. Le guitariste de gauche de Lizz Wright n'a jamais été éclairé une seule fois! Même les meilleurs objectifs du monde, un saladier, ouverture F2:8 zoom stabilisé, étaient à la limite du faisable question luminosité. Tu me diras on s'en fout de tes photos ce qui compte c'est le spectateur!
Eh bien justement, le spectateur !
Je ne sais pas si tu as remarqué, mais sous le soleil tout est plus beau. Au printemps, son arrivée coïncide avec la remontée de la sève et du moral, l'humeur devient badine, les choses sont moins lourdes (je vais t'y amener, tiens à Lourdes!...), en bref, la vie est plus belle. Avec le soleil, AVEC de la lumière donc! D'ailleurs la luminothérapie (ou la colorthérapie je ne sais plus) est une science qui soigne la dépression par des bains de lumière, ce n'est pas pour rien non?
L'éclairage est donc très important, on est d'accord, et c'est pour ça que c'est un métier. Pour mettre un soliste en évidence, et il doit l'être, il faut qu'il soit plus éclairé que le reste de l'orchestre. Et puis il faut être juste: il faut que chaque musicien soit AU MOINS UNE FOIS bien éclairé pendant un concert. Sans ça on ne le reconnaît même pas à la sortie. "Tire-toi de là tu gênes !". Il n'y a rien de pire pour un musicien qui vient de se crever la paillasse pendant deux heures sur scène. Qu'on ne le reconnaisse pas le lendemain d'accord, à la rigueur, mais pas juste après! Et si on ne voit pas au moins une fois sa bobine pendant le concert, comment veux-tu qu'on le reconnaisse (et le remercie et l'embrasse et lui achète ses disques)?
Brèfle (comme disait Béru), en un mot comme en mille (Emile), pas de lumière égal triste et plein de lumière égal heureux, c'est comme ça ! Hier soir sous le chapiteau on se les gelait et la scène est restée sombre quasiment toute la soirée. Comme conditions propices à générer une chaude ambiance digne des vignes dorées (et ensoleillées) de Cully tu repasseras !...
J'ai fini maintenant, j'ai respiré un grand coup et dit tout haut ce que tout le monde pensait tout bas (ami lecteur, c'est bien vrai que tu penses comme moi?). Mais bon, il faut être juste, il y a déjà un très grand progrès par rapport à l'an passé et mercredi était le premier soir où le chapiteau était chichement éclairé. Ca serait d'ailleurs intéressant de voir qui officiait et s'il y a corrélation entre quantité de Candélas (unité de lumière) et officier luministe.
Allez, éclairagiste de mon coeur, sans rancune!... Il fallait que cela soit dit, d'autant que je connais deux journalistes qui ont pesté contre les photographes lors du concert de Randy Weston alors qu'on n'y était pour rien (je veux dire qu'on nous avait octroyé tellement peu de temps qu'il nous fallait canarder, sorry). Donc à mon tour de pester contre quelqu'un, non mais alors... D'ailleurs, les deux journalo en question, je vais te leur faire de ces mauvaises photos, avec moustaches, boutons sur le nez et tout et tout, je ne te dis que ça!...
Et pourtant, l'ambiance...
Etait bonne, un peu transie mais bonne, car les deux chanteuses étaient superbes ce mercredi-là au chapiteau. Fanny Anderegg toute en douceur et en nuances. Belle voix, belle prestance, bons musiciens. Eh oui, il n'y a pas que de bons banquiers en Suisse, il y a aussi d'excellents artistes d'envergure internationale.
Et Lizz Wright... Je ne sais que dire, c'est une bombe de sensualité, de gentillesse aussi, je l'ai vue hors de scène avec son équipe, elle est adorable. Accord de qualité parfait entre elle et ses musiciens, le plus qu'excellent Marvin Sewell à la guitare slide entre autres.
Je me réjouis de sortir les photos de mon appareil car il doit y en avoir quelques-unes de pas piquées des vers.
2006.03.32_1
Nouvelle extraordinaire:
Pascal Couchepin oblige les assurances maladie à rembourser l'achat du dernier disque de John Scofield.
Je viens de faire ma gymnastique sur "That's what I say, John Scofield plays the music of Ray Charles", le disque dont je vous avais parlé suite au concert de mardi. Ceci fait, je suis en mesure de le certifier "gymnastique compatible" aux experts des assurances maladie. Voici comment procéder si vous voulez le tester à votre tour.
Vous débutez vos exercices avec le premier morceau du disque "Busted" (de "bust", poitrine?). C'est bien rythmé et pas trop rapide, vous vous échauffez bien et vos muscles se délient. Ensuite le second "What'd I say" ("Qu'est-ce que j'ai dit") nettement plus rapide. Ne faites surtout pas des pompes sur ce tune-là, vous finiriez à la morgue ! A vue de nez, c'est du 150 Bpm (Battements par minute ou Beats per minute, biiitze per minit en phonétique, c'est l'unité de vitesse musicale, très importante pour les DJ qui ont à synchroniser deux disques avant de les mixer). Si vous suivez bien le rythme, c'est le but de la gym en musique, vous ferez 150 appuis faciaux en une minute... et pouf, raide mort ! Heureusement, rien ne vous empêche de synchroniser vos mouvement sur la sub-harmonique deux (un battement sur deux), ce qui ferait alors du 75 Bpm. C'est plus sage, mais ça fait tout de même 75 levés-baissés en une minute, pas mal (ne fantasmez pas, je ne fais ni mon âge ni autant de pompes...).
A ce moment-là vous êtes déjà bien lancé. Vous attaquez alors "Sticks and stones" (Bâtons et pierres) très alerte, avec une batterie sèche, courte et énergétique, un peu comme joue Cyrille Regamey. Là votre forme est resplendissante et vous n'avez plus qu'à passer au quatrième: "I don't need no doctor" , "je n'ai besoin d'aucun docteur", ce qui est bien vrai après tous ces mouvements non ?
Et maintenant la récompense finale "I can't stop loving you", "Je ne peux pas m'arrêter de t'aimer", car bien sûr c'est ce que va vous déclarer votre copine/amie/épouse/amante/fan/admiratrice/attachée de presse en tâtant vos muscles et en soupirant d'admiration devant votre esprit, votre culture (forcément immense) et votre caractère trempé dans l'uranium. Et si, en plus, vous savez faire bouger les oreilles vous êtes au top, aucune fille ne vous résistera... C'est aussi valable pour les filles, mais remplacez "bouger les oreilles" par "caresser les cheveux" et "aucune filles... " par "aucun garçon...".
Et voilà pourquoi la Direction générale de l'Office fédéral du contrôle et de l'assermentation des assurances maladie et accidents de Suisse et du Lichtenstein a décidé de promouvoir la santé des assurés (ées) en obligeant les assurances maladie à fournir gratuitement le dit disque à qui voudra en faire un usage physiquement salutaire. Pour une fois que nos assurances promeuvent notre santé plutôt que la fortune des fabricants de médicaments, ce fait mérite d'être signalé n'est-il pas ?
Au fait, connaissez-vous la devise des médecins ? Non ? Alors c'est "Toubib or not toubib" !...
Demain je vous livrerai celle des infirmières et miers. Je cherche encore celle des assurances. J'aurais bien "Votre argent nous intéresse" mais elle sert déjà à pas mal d'autres corporations, les banques entre autres...
C'est dommage que le grand Ray n'ait pas enregistré ce disque avec John, c'eut été du délire: la guitare de Scofield et la voix de Charles !... Voilà une raison de plus de bien vivre le moment présent et de ne pas remettre les bonnes choses à demain... Rappelez-vous ce que disait Paul Léautaud "On va, on vient, on fait des livres, on envoie des tas de salutations à Pierre et à Paul, on attend la gloire, la fortune, et on claque en chemin"...
Au fait, le disque enregistré par les frères Belmondo avec Yusef Lateef n'est toujours pas arrivé, les stocks suisses étant à sec. Si vous ne le trouvez pas entre temps, vous pourrez re-entendre le concert qu'ils ont donné à Cully ce dernier dimanche, Yvan Ischer (ou Ivor Malherbe, en photo sur Jazzphone aujourd'hui) le diffusera le 8 mai dans son émission JazzZ à 22h40 sur RSR Espace 2. Neuf concerts enregistrés à Cully cette année le seront d'ailleurs également les lundis des mois de mai et juin. Vous en trouverez les dates précises dans l'agenda de Jazzphone.
See you to night under the chapiteau for the last day of Cully Jazz 2006 !
Nous Sommes un Groupe De 7 "Excellents" Musiciens Professionnels TTC. Créée en décembre 2000, notre formation particulière et avant-gardiste exploite touts les richesses que possède un quatuor de saxophones qui s'associe (pour le meilleur et pour le rire...) à la dynamique exceptionnelle qu'apporte une section rythmique. Décompositions originales, du jazz au funk en passant par la musique latino et le groove Gaulois...
Programmateur et organisateurs de spectacles, Pour votre prochaine programmation, pensez à innover avec le concept : "L'Affaire est Dans le Sax!"
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le SAX sans jamais oser le demander sur : www.adsax.com
Contactez-nous dès hier ! adsax@adsax.com
Siège association:
L’Affaire est dans l’Sax ! Chez M. Ferdinand Depery 26, Chemin des Monts 74130 Mont-Saxonnex
2006.04.05
JazzAscona 2006
June 23 - July 2, 2006 Ascona, Switzerland www.jazzascona.com
Edition 2006 dédiée à La Nouvelle Orléans
Il y aura même la grande Annie Ross à JazzAscona New Orleans & Classics 2006. Son nom, devenu célèbre au cours des années '50 grâce aussi à son association avec Lambert et Hendricks, figure en effet sur le programme du festival suisse, de même que celui du trompettiste Warren Vaché (désormais chez lui à Ascona), du grand saxophoniste new-yorkais Harry Allen et de nombreux musiciens de La Nouvelle Orléans, parmi lesquels le bassiste Mark Brooks, les trompettistes Mark Braud et Leroy Jones, le chanteur Big Al Carson et le jeune prodige de 19 ans, Troy Andrews (qui joue la trompette, le trombone, la batterie et autres). C'est précisément à La Nouvelle Orléans, ravagée par l'ouragan Katrina, que sera dédiée l'édition 2006. Ceci dans le cadre de l'opération SOS New Orleans Jazz Heritage, moyennant laquelle le festival suisse recueille des fonds pour aider les musiciens en difficultés.
2006.05.21
Définition du jazz
Si on pouvait définir le jazz, le jazz n'existerait pas.
Julien Galland